Les fondamentaux de la pêche en verticale

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La « verticale », une technique dont on parle beaucoup en France depuis quelques années et plus particulièrement depuis 2002, année ou nos amis Hollandais nous on fait une véritable démonstration pendant une compétition sur le lac D’Hourtin.

 

C’est tout simplement une animation, une façon de conduire sa ligne et de présenter son leurre en le soutenant, comme en apesanteur, ce qui n’est possible qu’à l’aplomb de la barque. Le but est de garder le leurre décollé, à quelques centimètres du fond, ce qui oblige à reprendre contact de temps à autre.

 

Bien que l’on soit loin du « power fishing », la verticale est une technique pas du tout ennuyeuse, mais passionnante qui permet malgré tout de couvrir du terrain : Tout simplement parce qu’elle se pratique en bateau, en contrôlant sa dérive à l’aide du moteur électrique, et en observant les fonds grâce à l’échosondeur.

 

Ces deux outils sont d’ailleurs sans aucun doute les deux éléments indispensables pour une bonne pratique de cette pêche. Pas spécialement, pour pêcher des poissons à vue, mais plutôt pour repérer les cassures et autres obstacles, les longer, les explorer, les fouiller.

 

La verticale est une technique efficace. Bien sur elle permet de prendre des poissons actifs, au même titre que d’autres techniques, mais ce qui semble faire sa spécificité, c’est qu’elle permet aussi, de faire mordre des poissons au repos, et parfois dans des quantités impressionnantes alors que les autres techniques ne donnent rien.

 

Elle est particulièrement destinée aux périodes « creuses », à l’hiver, bref à tous les moments où les poissons sont collés sur le fond sans bouger, bien qu’elle puisse être utilisée avec succès, toute l’année.

 

La verticale est bien entendue une technique de prédilection pour le sandre, notamment en lac de barrage. Mais il ne faudrait pas croire qu’elle se limite à cela. Elle est tout aussi efficace sur les autres carnassiers comme la perche, le brochet, ou même le silure et peut se pratiquer dans quelques mètres d’eau.

 

La canne spécifique doit être courte (moins de 2,10 m), légère (une centaine de grammes), avec un centre de gravité parfaitement équilibré et proche du porte moulinet, et à action de pointe très sensible pour ressentir le moindre gratouillis.

 

J’utilise 2 cannes : une Master Spinning de chez Crony en 8-20gr pour les pêches peu profonde ou à faible grammage (5 à 14g) et une Balzer MK Adventure Verticale en 8–28 gr pour les pêches avec des grammages importants (> à 20g) ou dans des rivières à fort courant (Rhône, Saône).

 

La tresse est pratiquement obligatoire pour son absence d’élasticité qui permet de retransmettre les plus petites touches ou de ressentir le contact avec le fond. Cette tresse doit être fine, généralement entre 5 et 12 centièmes. J’utilise soit de la tresse MUSTAD « ultrad Braid » soit de la tresse ADAM’S mais toujours en 8/100ième.

 

Les leurres utilisés pour cette technique peuvent être divers et variés, même si les plus plébiscités sont les shads en taille 4 ou 5 pouces. Il existe plusieurs catégories de shad :

Les shads à grosse caudale générant de fortes vibrations : KOPITO de chez RELAX, GRASS KICKER, SWIMMERZ ou PADDLERZ de chez ZMAN.

Les shads à queue en V de « Fin’s » : FINESS MINOW de chez ADAM’S, SCENTED JERK SHADZ de chez ZMAN

Les shads à queue fine : STREAKZ de chez ZMAN

Les deux derniers modèles sont plus discrets et subtils pour des poissons boudeurs.

 

La matière de vos leurres doit être assez souple, pour favoriser la prise en bouche par le carnassier. Beaucoup de pêcheurs à la vertical utilise des attractants qui peuvent être un plus pour que le poisson garde le leurre plus longtemps sans le recracher.

 

Il est essentiel que la queue des leurres utilisés soit bien souple pour vibrer au moindre filet d’eau. Il faut en effet se souvenir que l’animation est minimaliste, et que le leurre doit donc vibrer tout seul au gré du courant et de la dérive (Lors d’une de mes dernières sorties, la pêche consisté tout simplement à poser le leurre sur le fond pendant quelques instants, la touche ayant lieu au moment ou l’on relever le leurre de quelques centimètres).

 

Les coloris ont aussi leur importance et il ne faut pas hésiter à en changer souvent si les résultats se font attendre. Pour pouvoir faire face à des conditions différentes, vous avez donc tout intérêt à disposer d’une bonne collection de leurres souples de taille, d’action et de coloris différents.

 

Retrouvez la vidéo explicative des fondamentaux de la pêche en verticale en cliquant sur ce lien La pêche en verticale

 

Amicalement Jean-Claude et Michel.

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